Jeunes socialistes nous sommes européens car nous pensons que l’échelle continentale est la plus appropriée pour l’élaboration de politiques alternatives à la déferlante néo libérale.
L’Europe d’aujourd’hui est tout sauf une alternative au modèle libéral.
Elle pratique aussi une politique qui est non seulement anti-sociale mais également à contre sens de l’histoire.
Jeunes socialistes, nous nous battons donc pour une autre Europe. Celle-ci doit commencer par être une vraie entité fédérale, politique et démocratique. Elle doit ainsi changer pour devenir un instrument de progrès.
Pour cela, d’autres politiques sont possibles : élever le budget européen par le biais d’un nouvel impôt (impôt européen évidemment), aider massivement l’Europe de l’Est par des fonds structurels conséquents, soutenir la recherche et l’éducation, protéger nos emplois et notre industrie, harmoniser la fiscalité, défendre et approfondir les modèles sociaux, augmenter les salaires, créer un salaire minimum européen….
Pour cela, le MJS 12, pour la région Sud-Ouest, appelle tout simplement à VOTER, et à voter surtout en faveur de la liste de Kader Arrif candidat du parti socialiste.
Deux ans que Nicolas Sarkozy est au pouvoir. Deux ans que le Chef de l’État s’attaque aux acquis sociaux et aux contre-pouvoirs, rompant chaque jour un peu plus le lien social. Pratiquement tout le monde est touché par cette politique destructrice ; la colère monte de toutes parts : étudiants, profs-chercheurs, professionnel de santé, magistrats, salariés, immigrés, internautes,…
Sourds aux appels de la rue, aux manifestations qui rassemblent des milliers de personnes, le président de la République et son gouvernement poursuivent leur travail avec arrogance et ignorance. France aux bords de la crise de nerfs, voilà ce que cela donne :
L’immigration :
Le gouvernement se réjouit des chiffres de reconduites aux frontières (25 000 environ chaque année). Un acharnement qui sera à l’origine de rafles, de contrôles au faciès, d’enfermements de familles entières dans des centres de rétention, de séparation de familles, …
Alors que le président et son ministre de l’immigration osent fixer des quotas de reconduite aux frontières, ces mêmes individus nous font part de la volonté de la France de favoriser l’immigration de travail, l’immigration dite « choisie ». Pour autant les immigrés légalement présents sur le territoire rencontrent encore d’importantes difficultés pour obtenir une carte « vie privée familiale », permettant de travailler n’importe où en France et dans n’importe quel secteur.
Rappelons aussi que le nombre de bénévoles accusés de délit de solidarité ne fait qu’augmenter, alors qu’ils ne font qu’aider des personnes en difficultés.
La santé :
Le démantèlement du système de santé a commencé avec l’instauration des franchises médicales. Le lien social est cassé, la solidarité entre le bien portant et le malade n’existe plus à cause des déremboursements toujours plus nombreux.
Pourtant le trou de la sécu est-il comblé à l’heure où nous écrivons cet article ? Les détenteurs de stock-option vont-ils payer comme certains l’ont demandé ? Nicolas Sarkozy n’a pas opté pour cette solution.
À cela s’ajoutent le non remplacement des postes dans les hôpitaux de proximité et les prochaines suppressions qui vont finalement aboutir à la non prise en charge des malades.
La nouvelle loi Bachelot sur l’hôpital provoquera la fermeture de nombreux hôpitaux de proximités. Saint-Affrique et Millau ne seront pas épargnés.
La liberté :
Après les journalistes, les bénévoles associatifs,…, les internautes sont dans le collimateur du gouvernement, avec le projet de loi Hadopi. Le texte prévoit d’empêcher les téléchargements, de lancer une véritable chasse aux internautes. Après coupure de la ligne internet (au bout de deux avertissements), aucun recours n’est possible. Pourtant via les nouvelles technologies et notamment le réseau wifi, chaque utilisateur internet n’est pas à l’origine de tout échange. Tout cela en entière contradiction avec le droit européen sur la protection des données.
L’enseignement et la recherche :
Souvenons nous du mois de décembre 2007 lorsque N. Sarkozy annonçait que : « dans la transmission des valeurs et de l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Comment calmer la rage du milieu enseignant face au gouvernement lorsque le travail des instituteurs est dévalorisé et lorsque les principes de démocratie sont bannis.
Après avoir annoncé des milliers de suppressions de postes, des mesures visant à détruire les IUFM, le gouvernement souhaiterait prolonger le niveau d’études des enseignants en négligeant l’apprentissage pratique du métier.
N’oublions pas les enseignants-chercheurs, contrôlés et dirigés par l’Etat.
Les salariés :
De « La France au travail » nous nous dirigeons vers « La France au chômage ». Alors que beaucoup de salariés ont cru au « travailler plus pour gagner plus », voilà que ces derniers après avoir travaillé des heures supplémentaires se voient licencier (Continental Clairoix). N. Sarkozy a déréglementé la durée du travail, repoussé l’âge de la retraite et rendu possible le cumul emploi-retraite. Tout cela est en contradiction avec la crise : le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux entraînera un nombre incalculable de suppressions de postes, et par conséquent des suppressions d’emplois, que les jeunes ne pourront occuper.
Ne soyons pas dupes, la politique de notre président qui permet, soit disant, de revaloriser le travail, ne fait en fait que fragiliser voire détruire le système social.
Cécile NOILHAN, pour le MJS12, groupe du Sud Aveyron,
LE MÉE Morgane, BENEZECH Boris, PANTANELLA Jean-Rémy, BLOY Aurélien.
Les professeurs sont actuellement consultés sur la mise en place éventuelle de nouveaux programmes scolaires plus
réactionnaires que jamais. Les professionnels de l'éducation se révoltent quasi-unanimement contre ce retour en arrière de notre école et le MJS 12 soutien ce combat.
Soyons plus vigilants que jamais pour éviter de retourner des années en arrière et de revenir au temps où blouse grises et cours de
morale au service de l'idéologie dominante faisaient le quotidien des écoles.
MLM
Pire, à défaut d’annoncer des moyens substantiels, Nicolas Sarkozy préconise une sélection affinée des quartiers bénéficiant d’aides et une surveillance accrue des moyens utilisés. On est loin du « plan Marshall », mais que tout le monde se rassure, des ballons de foot pourront être délivrés par l’Etat en 48 heures.
Mais Nicolas Sarkozy apparaît également et comme toujours en campagne. Bien sûr, les municipales approchant, il a tenté de décliner sa vision de la ville en tentant de récupérer le vote des jeunes avec un très vague et illusoire contrat d’autonomie.
La vision qu’il nous propose est profondément élitiste et oublie la majorité des citoyens. Établissements privés dans les quartiers, classes prépas pour les 5% des meilleurs, ministres issus de l’immigration au gouvernement, autant de propositions clinquantes que d’impasses pour ceux qui restent sur le bord du chemin. On sacrifie l’école de la première chance au profit d’une hypothétique école de la seconde.
La droite, après avoir voté des budgets scandaleux qui ont favorisé les plus riches, étouffé les collectivités territoriales, les associations et l’enseignement, ne propose que des augmentations d’effectifs policiers à simple visée répressive.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes se bat pour le droit à l’avenir. Celui-ci ne doit impliquer d’autre devoir que celui de garantir aux jeunes générations les mêmes conditions d’émancipation et d’existence qu’aux précédentes.
Vendredi soir, les négociations entre partenaires sociaux sur la « modernisation » du marché du travail ont abouti à un projet d’accord qui ne fait
pas l’unanimité. Encore une fois le terme « modernisation » est pour la droite synonyme de régression sociale.Le contrat unique semble avoir été abandonné grâce au rapport de force imposé
par les syndicats professionnels. Il n’en demeure pas moins que de graves attaques sont portées aux droits des salariés.
Une procédure de licenciement grandement facilitée : tentant de faire croire que salariés et employeurs sont sur un pied d’égalité, le Medef a réussi à imposer son fameux principe de « séparabilité à l’amiable » contournant le droit du licenciement.
Des périodes d’essai encore allongées : les cadres passent par exemple de 6 à 8 mois de période d’essai ! Nous pouvons nous interroger sur les compétences d’un employeur à qui il faudrait plus de 6 mois pour évaluer les qualités d’un nouvel embauché.
La création du « contrat à objet défini » installe dans la précarité toute une catégorie de salariés. Avec un terme indéfini allant de 18 à 36 mois, le salarié n’aura aucun moyen de se projeter dans l’avenir.
Cathy Kopp, du Medef, prétend que cette « négociation historique » crée « pour la première fois en France, une flexisécurité ».
La flexibilité est bien au rendez-vous, mais strictement aucune garantie d’une sécurisation des parcours professionnels n’est présente dans cet accord.
Denis Kessler nous avait prévenus, l’objectif du Medef est de revenir sur l’ensemble des droits sociaux, y compris ceux issus du programme du Conseil National de la Résistance de 1945. Les régressions contenues dans cet accord constituent une première étape.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes est donc particulièrement inquiet de la future application de cet accord et s’engage pour la conquête de nouveaux droits sociaux. A l’heure où la richesse produite par notre pays n’a jamais été aussi grande, la répartition de celle-ci n’a jamais été aussi inégale. Les écarts entre les salaires les moins élevés et les plus élevés augmentent sans cesse, tandis que les seuls outils de sécurisation des emplois sont détruits les uns après les autres.
Une vraie modernisation ne doit pas priver les salariés de leurs droits mais bien leur en garantir davantage.
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