Il fut un temps où le droit de grêve était un principe constitutionnel...

Publié le par MJS 12

 gare.jpg    François Hollande résume la situation: "On voudrait favoriser une rentrée conflictuelle qu'on ne s'y prendrait pas autrement" (Libération 19/07/2007). 
     Pourquoi une rentré conflictuelle? Aprés avoir annoncé à plusieurs reprises que le service minimum, et le texte de loi l'instituant, ne concernerait que le service public des transports, François Fillon a anooncé hier que celui-ci pourrait être étendu à tous les services publics et notamment l'Education Nationale. Cette loi, actuellement devant le Parlement, remet déjà en question le droit de grêve des salariés du secteur public des transports. Le gouvernement essaye de faire croire que cette loi n'est faite que pour protéger la liberté du travail des usagers du service public. En réalité il n'en est rien. Le but réel de cette loi est la remise en cause du droit, fondamental et constitutionnel, de grêve. Sous ce faux prétexte de protection des usagers, le but est la suppression pure et simple du droit accordé à tout travailleur de faire grêve.
     Le problème de la grêve dans les transports est évident aux yeux des usagers. Cependant, il est nécessaire de réaffirmer certaines vérités incontestables. Tout d'abord, le nombre de jour de grêve dans le service public des transports collectifs est en diminution par rapport à 10 ans auparavant. Ensuite, beaucoup contestent ces grêves prétextant que les cheminots, notamment, ne font grêve que dans leurs propres intérêts. Or ces mêmes personnes contestent également quand ces grévites font grêves par solidarité (Cf. mouvement d'opposition au CPE). Ensuite, le texte de loi affirme que les jours de grêves ne seront plus payés. Or, les jours de grêves n'ont lycee.jpgjamais été payé! Enfin, l'extension du service minimum aux autres services publics tels que la Poste, les hôpitaux ou encore l'Education Nationale apparait paradoxal à l'intention du gouvernement de supprimer 17 000 postes d'enseignants dans l'Education Nationale. Pour assurer un service minimum dans l'Education, il faudrait au contraire augmenter le nombre de professeurs, mais cela ne serait pas cependant pas suffisant.

   Le MJS 12 tient à affirmer ici sa totale opposition à ce projet de loi (tout comme au projet d'hémorragie dans l'Education avec cette suppression de 17 000 professeurs) dont le seul but n'est que la suppression pure et simple (à plus ou moins long terme) du droit de grêve !!!

Publié dans France

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T
excusez pour le langage mais : à quoi servirait une grève si ça n'emmerdait pas les gens ? Comme si quand on manifeste on se mettait sur le trottoir à la place d'être au milieu de la route. Vraiment aucune utilité !
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M
La logique de ce texte de loi est abérante je trouve ! Ils voudraient donc que quand il y a des grèves, un minimum de personnes soient gênées ? Mais dans ce cas, si les jours de grèves sont quasi identiques aux jours de travail pourqoi ferions-nous grève ? De plus le service minimum qu'ils souhaitent n'est-il pas déjà appliqué...?
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M
Oui le droit de grêve est un droit fondamental et constitutionnel. Il ne faut pas oublier qu'il a été acquis par de grandes luttes sociales et que certains sont morts pour ce droit... Supprimer le droit de grêve ou le vider de sa substance revient à renier l'Histoire de France!
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